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Présentation de la thèse

Le salariat est-il devenu un repoussoir dont les travailleurs, notamment les jeunes, ne veulent plus ? L’ubérisation conduit elle à sonner le glas du travail subordonné ?
Le salariat n’est pas obsolète. La subordination n’a pas disparu. Il convient toute-
fois de moderniser cette dernière afi n de l’adapter aux nouvelles réalités du travail. Derrière la critique du salariat, c’est l’enjeu de l’autonomie dont il est question. Ouvrier à l’usine, travailleur d’une plateforme numérique ou cadre en télétravail
sont autant de salariés, rassemblés sous l’empire du Code du travail, qui se croisent,
sans se ressembler, avec l’objectif commun de gagner en autonomie. L’ubérisation a pu montrer que les technologies de l’information et de la communication sont
une voie privilégiée de l’autonomie. Pourtant, elles contribuent tant à accorder
l’autonomie qu’à intensifier une subordination qui s’invisibilise.
Au-delà de l’enjeu de la qualification de contrat de travail, s’intéresser aux frontières du salariat nécessite d’étudier les stratégies d’évitement et d’instrumentalisation du salariat et la précarisation de certains travailleurs qui en découlent. Pour lutter contre ces stratégies, pour favoriser la lisibilité et l’accessibilité du
droit, un code général de l’activité professionnelle, s’articulant avec les statuts
existants, pourrait rappeler avec force et clarté les droits minimaux s’appliquant à l’ensemble des travailleurs, au-delà des frontières.

Date de publication : juillet 2026

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2026 | Les frontières du salariat

Invitation à découvrir les thèses

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